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Assurance voilier au Québec : tout ce que vous devez savoir avant de larguer les amarres

Vous avez passé des mois à choisir votre voilier, à planifier vos sorties sur le fleuve Saint-Laurent ou le lac Champlain, et maintenant vous vous demandez comment le protéger adéquatement. L’assurance voilier est une question que beaucoup de plaisanciers québécois remettent à plus tard — souvent jusqu’au moment où un incident survient. Pourtant, une couverture bien adaptée peut faire la différence entre reprendre la mer dès la saison suivante ou faire face à une perte financière catastrophique.

Au Québec, on estime que plus de 35 000 voiliers naviguent sur nos eaux chaque été, des petits dériveurs de 17 pieds aux grands voiliers de croisière de 50 pieds qui hivernent aux Caraïbes. Chacun représente un investissement significatif — souvent entre 20 000 $ et 300 000 $ ou plus — qui mérite une protection sérieuse. Et contrairement à l’assurance automobile, l’assurance nautique n’est pas obligatoire au Québec, ce qui signifie que de nombreux voileux naviguent sans filet de sécurité.

Dans ce guide complet, nous allons démystifier l’assurance voilier : types de couvertures, prix réels selon le type de voilier, zones de navigation, exigences légales de Transport Canada, survey marine, et tous les rabais auxquels vous avez droit. Que vous soyez propriétaire d’un voilier de quai ou d’un voilier de haute mer, ce texte vous donnera toutes les clés pour naviguer en toute confiance.

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Types de voiliers et leur impact sur la prime d’assurance

Avant de parler de prix, il faut comprendre que l’assurance voilier n’est pas une formule universelle. Les assureurs évaluent chaque voilier individuellement selon plusieurs critères déterminants. Voici comment les caractéristiques de votre embarcation influencent directement le montant de votre prime annuelle.

La longueur du voilier : le facteur #1

La longueur hors-tout (LHT) de votre voilier est le critère le plus déterminant pour la prime. Plus le voilier est grand, plus sa valeur assurée est élevée, et plus les dommages potentiels qu’il peut causer à des tiers sont importants. En pratique :

  • Moins de 20 pieds (dériveurs, petits quillards) : primes parmi les plus basses, souvent entre 400 $ et 700 $/an pour une couverture complète.
  • 20 à 30 pieds (voiliers de croisière côtière) : la catégorie la plus courante au Québec; primes typiques de 600 $ à 1 500 $/an.
  • 30 à 40 pieds (croisières hauturières) : primes de 1 200 $ à 3 000 $/an selon valeur et zone de navigation.
  • Plus de 40 pieds (grands voiliers de haute mer) : primes à partir de 2 500 $ et pouvant dépasser 6 000 $/an pour des navires de luxe.

L’âge du voilier et la règle du survey

Un voilier vieillissant comporte des risques accrus : corrosion, fatigue du gréement, vieillissement des systèmes électriques et du moteur auxiliaire. La plupart des assureurs nautiques appliquent la règle suivante : tout voilier de plus de 15 à 20 ans (selon l’assureur) doit faire l’objet d’une inspection professionnelle appelée survey marine avant que la police puisse être émise ou renouvelée.

Un voilier bien entretenu de 25 ans peut obtenir une excellente note de survey et se voir offrir des primes comparables à un voilier plus récent. À l’inverse, un rapport de survey révélant des problèmes de structure, d’osmose ou d’électrique peut entraîner une surprime ou même un refus de couverture jusqu’aux réparations effectuées.

Le matériau de construction de la coque

Le matériau de la coque influence à la fois la valeur du voilier et les risques spécifiques couverts :

  • Fibre de verre (polyester/époxy) : le plus courant au Québec; risque d’osmose sur les vieux coques; bien maîtrisé par les assureurs.
  • Aluminium : excellent pour la navigation dans les glaces, peu sujet à la corrosion; primes souvent légèrement plus basses.
  • Acier : robuste mais lourd; risques de rouille nécessitant un entretien rigoureux; certains assureurs exigent des inspections plus fréquentes.
  • Bois : les voiliers en bois classique sont magnifiques mais représentent un défi pour les assureurs; primes plus élevées et certains refusent catégoriquement.
  • Fibre de carbone / matériaux composites : voiliers de course de haute performance; coûteux à réparer, primes en conséquence.

Le type de quille et les risques d’échouage

Les voiliers à quille fixe profonde sont moins manœuvrables dans les eaux peu profondes mais plus stables en haute mer. Les voiliers à quille relevable ou à dérive offrent plus de polyvalence mais comportent des mécanismes supplémentaires susceptibles de dysfonctionner. Les assureurs tiennent compte du tirant d’eau dans leur évaluation des risques d’échouage, surtout pour la navigation dans le Saint-Laurent où certains chenaux sont étroits.

Les couvertures essentielles d’une assurance voilier

Une police d’assurance voilier complète est composée de plusieurs modules de couverture. Voici ce que vous devriez retrouver dans une bonne police, et pourquoi chaque élément compte.

Les 6 couvertures fondamentales

  1. Coque (Hull) — Dommages physiques à la coque suite à collision, naufrage, tempête, incendie ou vandalisme.
  2. Gréement courant et dormant — Mâts, barres de flèche, étais, haubans, bôme : le gréement peut coûter aussi cher que la coque à remplacer.
  3. Voiles — Grand-voile, génois, spinnaker, voile d’étai; souvent couvertes séparément avec franchise spécifique.
  4. Responsabilité civile — Dommages causés à des tiers (autres embarcations, quais, personnes blessées); couverture minimale recommandée : 1 000 000 $.
  5. Équipements de navigation — GPS, VHF, pilote automatique, radar, sondeur; équipements électroniques souvent sous-évalués.
  6. Remorquage d’urgence et assistance — Couverture des frais de remorquage si votre voilier tombe en panne ou s’échoue.

La responsabilité civile : combien suffit?

C’est probablement la couverture la plus sous-estimée des plaisanciers. Imaginons le scénario suivant : par une nuit ventée au quai de Québec, votre voilier se détache et percute un voilier voisin valant 150 000 $. Sans responsabilité civile adéquate, vous êtes personnellement responsable de ces dommages. La plupart des polices standard offrent 500 000 $ à 1 000 000 $ de responsabilité civile; pour les grands voiliers ou ceux qui naviguent à l’étranger, une couverture de 2 000 000 $ est fortement recommandée.

Le gréement : une couverture à ne pas négliger

Le gréement d’un voilier de 35 pieds représente souvent 20 à 35 % de la valeur totale du bateau. Un démâtage en mer — pas si rare que ça lors d’une navigation côtière par vent fort — peut coûter entre 15 000 $ et 60 000 $ selon la hauteur du mât, le type de gréement (carbone vs aluminium) et les frais d’installation. Vérifiez attentivement si votre police couvre le gréement courant (drisses, écoutes, poulies) ET le gréement dormant (haubans, étais).

La valeur à neuf vs la valeur réelle au marché

Deux approches d’indemnisation existent :

  • Valeur à neuf agréée (Agreed Value) : la somme assurée est fixée d’avance entre vous et l’assureur; en cas de perte totale, vous recevez exactement ce montant sans dépréciation. C’est la formule recommandée pour les voiliers récents et de valeur.
  • Valeur réelle au marché (Actual Cash Value) : l’indemnité est calculée sur la valeur du voilier au moment du sinistre, après dépréciation. Moins chère comme prime, mais vous pourriez recevoir bien moins que prévu en cas de perte totale sur un vieux voilier.
Conseil AccèsDirect : Optez pour la valeur à neuf agréée si votre voilier vaut plus de 30 000 $. La différence de prime est minime comparée à la tranquillité d’esprit en cas de sinistre majeur.

Zones de navigation : du fleuve Saint-Laurent aux Caraïbes

La zone de navigation est un élément central de votre contrat d’assurance voilier. Chaque assureur définit des zones précises qui délimitent où votre voilier peut naviguer tout en restant couvert. Naviguer hors de ces zones peut invalider votre couverture — un détail crucial que beaucoup de plaisanciers ignorent jusqu’au jour d’un sinistre.

Zone 1 : eaux intérieures du Québec

La majorité des voiliers québécois naviguent uniquement sur les eaux intérieures : fleuve Saint-Laurent (en amont de Québec), lac Champlain, lac des Deux-Montagnes, rivière des Outaouais. Cette zone représente le risque le plus faible pour les assureurs (navigation à courte portée, services d’urgence accessibles, conditions météo prévisibles) et donne droit aux primes les plus basses.

Zone 2 : eaux côtières du Saint-Laurent et Maritimes

Pour les voiliers qui naviguent dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, ou jusqu’aux Maritimes, la prime augmente modérément (typiquement +15 à +30 %). Les risques incluent les brumes épaisses du golfe, les courants puissants autour de Gaspé, et les conditions météo plus changeantes qu’en amont. Cette zone couvre généralement le couloir de Montréal jusqu’aux côtes néo-écossaises inclusivement.

Zone 3 : côte est américaine et Bermudes

Pour les voileux qui font la célèbre « route de la Floride » chaque automne, les assureurs offrent une extension de navigation vers la côte est américaine (de Portland, Maine, jusqu’à Fort Lauderdale). Cette extension implique une majoration de prime de 20 à 40 %, et certains assureurs exigent que le voilier quitte la zone à risque d’ouragans (au nord des 32° de latitude) entre juin et novembre.

Zone 4 : Floride et Caraïbes

La navigation hivernale en Floride ou dans les Caraïbes est un rêve pour beaucoup de voileux québécois — et c’est tout à fait assurable, mais à des conditions spécifiques :

  • Fenêtre de navigation typique : novembre à mai (hors saison des ouragans)
  • Si vous hivernez dans les Caraïbes en saison des ouragans (juin-novembre), votre voilier doit se trouver dans une zone considérée hors du couloir des ouragans (généralement au sud du 12° de latitude, comme Trinité-et-Tobago)
  • Majoration de prime : +30 à +60 % selon la zone et la saison
  • Certains assureurs canadiens sous-traitent cette couverture à des spécialistes maritimes américains ou britanniques (Lloyd’s of London)
Important : Si vous planifiez naviguer en Floride cet hiver, informez votre courtier avant de partir, pas après un sinistre. Une modification de zone de navigation peut nécessiter un avenant à votre police et un ajustement de prime.

Prix moyens de l’assurance voilier au Québec

Voici une grille de référence pour vous aider à budgétiser votre prime annuelle. Ces montants sont des estimations basées sur des voiliers en bon état, des propriétaires avec un bon dossier, naviguant en eaux québécoises (zone 1-2). Ils peuvent varier significativement selon votre profil et votre assureur.

Voilier 17-22 pieds
400 $ – 800 $
par année / eaux intérieures
Voilier 25-30 pieds
800 $ – 1 500 $
par année / eaux côtières
Voilier 35-40 pieds
1 800 $ – 3 500 $
par année / croisière hauturière
Voilier 45+ pieds
3 000 $ – 6 000 $+
par année / haute mer + Caraïbes

Pour un voilier de croisière typique de 35 pieds naviguant entre Montréal et Gaspé avec une extension hivernale en Floride, comptez un budget de prime annuelle de 2 500 $ à 4 500 $ selon les couvertures choisies et les assureurs consultés.

Ce qui fait varier votre prime à la hausse

  • Navigation en haute mer ou dans des zones à risque d’ouragans
  • Voilier de plus de 15-20 ans sans survey récent
  • Sinistres dans les 5 dernières années
  • Skipper peu expérimenté (moins de 3 ans d’expérience)
  • Voilier de course avec gréement de carbone
  • Moteur auxiliaire diesel de plus de 20 ans
  • Mouillage non sécurisé dans une zone exposée aux vents

Ce qui fait baisser votre prime

  • Certificat de cours de navigation ou de voile (Voile Canada, Power and Sail Squadron)
  • Antivol et système d’alarme marina
  • Regroupement avec votre assurance auto ou habitation chez le même assureur
  • Franchise plus élevée (500 $, 1 000 $ ou 2 500 $)
  • Navigation saisonnière seulement (voilier entreposé l’hiver)
  • Amarrage dans une marina certifiée

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Le survey marine : l’inspection obligatoire pour votre voilier

Si votre voilier a plus de 15 à 20 ans — l’âge limite varie selon les assureurs — ou si sa valeur dépasse 75 000 $, vous devrez probablement fournir un rapport de survey marine récent avant que votre police soit acceptée. Voici tout ce que vous devez savoir sur ce processus.

Qu’est-ce qu’un survey marine?

Un survey marine est une inspection professionnelle et détaillée réalisée par un marine surveyor certifié. Au Canada, les inspecteurs reconnus sont membres de la Society of Accredited Marine Surveyors (SAMS) ou de la National Association of Marine Surveyors (NAMS). L’inspection couvre typiquement :

  • Structure de la coque (détection d’osmose, fissurations, délaminage)
  • Gréement dormant (haubans, étais, cadènes)
  • Équipements de sécurité obligatoires selon Transport Canada
  • Systèmes électriques et de navigation
  • Moteur auxiliaire et systèmes de carburant
  • Coque sous la ligne de flottaison (nécessite mise à l’eau)
  • Valeur marchande estimée du voilier

Combien coûte un survey marine?

Comptez généralement entre 20 $ et 25 $ par pied de longueur, plus les frais de déplacement si l’inspecteur doit se rendre dans une marina éloignée. Pour un voilier de 35 pieds, le survey coûte typiquement entre 700 $ et 900 $. C’est un investissement qui vaut largement son prix : outre l’assurabilité, le rapport vous donne une image précise de l’état réel de votre acquisition.

À quelle fréquence refaire un survey?

La plupart des assureurs acceptent un survey datant de moins de 3 à 5 ans. Si votre voilier a subi d’importants travaux ou des dommages depuis le dernier survey, l’assureur peut en exiger un nouveau. Il est également recommandé de refaire un survey lors de l’achat d’un voilier d’occasion — même si l’assureur ne l’exige pas — pour éviter de mauvaises surprises.

Exigences légales de Transport Canada pour les voiliers

Même si l’assurance n’est pas légalement obligatoire pour naviguer au Québec, les équipements de sécurité à bord le sont. La réglementation de Transport Canada distingue les embarcations selon leur longueur et leur type. Pour un voilier de plus de 6 mètres (20 pieds), les équipements obligatoires minimaux incluent :

  • Un vêtement de flottaison individuel (VFI) homologué pour chaque personne à bord
  • Des engins de signalisation pyrotechnique (fusées éclairantes non périmées) pour la navigation de nuit et les eaux exposées
  • Une pompe d’épuisement manuelle ou un seau fixé
  • Un moyen de rappel du navigateur (corde de sauvetage ou anneau de sauvetage)
  • Une ancre avec rode appropriée
  • Des feux de navigation conformes pour navigation nocturne
  • Un extincteur si moteur à bord (type et nombre selon la puissance)

Un voilier qui ne respecte pas ces exigences pourrait voir sa couverture d’assurance compromise en cas de sinistre. Avant de signer votre police, votre courtier AccèsDirect peut vous aider à vérifier que votre voilier est en règle avec la réglementation en vigueur.

Hivernage et entreposage : votre voilier est-il couvert hors saison?

La saison de navigation au Québec est relativement courte — de mai à octobre dans la plupart des régions. Les huit mois restants, votre voilier dort sur ses bers dans une marina intérieure ou sous une bâche dans votre cour. Que couvre votre police pendant cette période?

Couvertures actives pendant l’hivernage au Québec

  • Incendie : couvert, même si le voilier est sur bers dans un entrepôt de marina
  • Vol : équipements et pièces amovibles; parfois franchise plus élevée hors saison
  • Vandalisme : couvert en général
  • Dommages dus aux intempéries (tempête de glace, chute d’arbre sur le voilier) : couvert
  • Dommages dus à un mauvais entreposage : souvent exclus si le voilier n’est pas correctement supporté sur ses bers

Hivernage hors Québec : l’escale longue durée

Si votre voilier hiverne en Floride ou dans les Caraïbes, la situation est différente. Vous devez informer votre assureur de l’emplacement précis et de la durée prévue. Certains assureurs offrent une couverture continue pendant le hivernage dans un chantier naval reconnu; d’autres exigent un avenant spécifique. Les risques supplémentaires couverts incluent généralement les dommages causés par des ouragans si votre voilier est dans une zone autorisée et correctement amarré ou entreposé à terre selon les procédures du chantier.

Rabais et façons de réduire votre prime

La prime d’assurance voilier n’est pas gravée dans le marbre. Voici les principaux leviers pour optimiser votre couverture sans vous ruiner.

Formation et certifications de navigation

Les assureurs récompensent les plaisanciers qui investissent dans leur formation. Les cours reconnus au Québec qui donnent droit à un rabais (typiquement 5 à 15 % selon l’assureur) incluent :

  • Cours de navigation de plaisance du Escadrille canadienne de plaisance (Power and Sail Squadron)
  • Brevet de voile de Voile Canada
  • Formation RYA (Royal Yachting Association) pour les navigateurs hauturiers
  • Formations de la Garde côtière canadienne auxiliaire
  • Cours de secourisme en mer

Mesures antivol et de sécurité

L’installation d’équipements de sécurité peut justifier des rabais auprès de certains assureurs :

  • Système d’alarme sur le voilier (sonore et/ou connecté au téléphone)
  • Antivol sur le moteur hors-bord (si applicable)
  • Amarrage dans une marina fermée avec surveillance 24h/7
  • Traceur GPS pour récupération en cas de vol
  • Enregistrement du voilier (numéro d’immatriculation visible)

Le regroupement de polices

Si vous avez déjà votre assurance auto ou habitation chez un assureur partenaire d’AccèsDirect (Intact, Promutuel, et d’autres), regrouper votre assurance voilier peut vous valoir une réduction de 5 à 20 % sur l’ensemble de vos polices. C’est souvent l’un des moyens les plus simples d’optimiser votre budget d’assurance globalement.

Ajuster la franchise

Augmenter votre franchise (de 500 $ à 1 000 $ ou 2 500 $) réduit mécaniquement votre prime. C’est une stratégie intéressante si vous avez un fonds d’urgence et que vous voulez éviter de faire des réclamations pour des montants mineurs qui pourraient affecter votre dossier d’assurance.

Pourquoi passer par un courtier pour votre assurance voilier

L’assurance nautique est un domaine de niche que tous les assureurs ne maîtrisent pas également. Contrairement à l’assurance auto ou habitation — des produits standardisés — l’assurance voilier nécessite une connaissance approfondie des risques maritimes, des zones de navigation et des particularités techniques propres à chaque embarcation. Travailler avec un courtier spécialisé comme AccèsDirect vous donne accès à plusieurs avantages :

  • Accès à plusieurs assureurs : un courtier peut comparer les offres de multiples assureurs spécialisés en une seule démarche.
  • Conseils personnalisés : votre courtier vous aide à déterminer la juste valeur de votre voilier et les couvertures réellement utiles pour votre usage.
  • Défense lors d’un sinistre : en cas de réclamation complexe (naufrage, démâtage), votre courtier vous représente auprès de l’assureur.
  • Révision annuelle : votre usage change (nouvelle zone de navigation, agrandissement de la flotte, modification du voilier), votre courtier s’assure que votre police suit.

Consultez également nos pages dédiées à l’assurance bateau et au courtier assurance bateau pour en savoir plus sur nos services nautiques.

FAQ — Assurance voilier au Québec

L’assurance voilier est-elle obligatoire au Québec?

Non, l’assurance voilier n’est pas légalement obligatoire au Québec ni dans le reste du Canada pour les embarcations de plaisance. Cependant, la plupart des marinas exigent une preuve d’assurance responsabilité civile minimale (souvent 500 000 $ à 1 000 000 $) pour louer un emplacement à quai ou sur ancre. Sans assurance, vous êtes personnellement responsable de tous les dommages que votre voilier peut causer, ce qui représente un risque financier considérable.

Mon assurance habitation couvre-t-elle mon voilier?

En général, votre assurance habitation offre une protection très limitée pour votre voilier — souvent seulement pour les petites embarcations (moins de 25 cv ou moins de 16 pieds) et uniquement pour certains risques comme le vol ou l’incendie. Un voilier de croisière ne bénéficie pratiquement d’aucune couverture sous une police habitation standard. Il est essentiel d’avoir une police nautique distincte pour une protection adéquate.

Quelle est la différence entre une assurance voilier et une assurance bateau à moteur?

Les deux types de polices couvrent les mêmes risques de base (coque, responsabilité civile, vol), mais l’assurance voilier inclut des couvertures spécifiques absentes des polices moteur : gréement (mâts, haubans, étais), voiles (grand-voile, génois), et les risques liés à la navigation hauturière. Les facteurs de tarification diffèrent également : la longueur et le type de gréement prennent plus d’importance pour un voilier, tandis que la puissance du moteur est centrale pour une embarcation à moteur.

Dois-je vraiment faire un survey marine? C’est obligatoire?

Pour les voiliers de moins de 15-20 ans (l’âge limite varie selon l’assureur) et d’une valeur inférieure à 75 000 $, le survey n’est généralement pas exigé. Au-delà, la plupart des assureurs l’exigent pour émettre une police. Même quand il n’est pas obligatoire, un survey est fortement recommandé à l’achat d’un voilier d’occasion : il vous révèle l’état réel de l’embarcation et peut vous sauver d’un achat catastrophique.

Ma police couvre-t-elle le démâtage en mer?

Oui, dans la grande majorité des polices voilier complètes, le démâtage est couvert comme dommage à la coque et au gréement. Cependant, certaines polices excluent les dommages causés par une « usure normale » ou par un entretien insuffisant du gréement (haubans rouillés, ridoirs mal serrés). Il est donc important de maintenir un gréement en bon état documenté pour ne pas risquer un refus de réclamation.

Puis-je prêter mon voilier à quelqu’un sans perdre ma couverture?

Cela dépend des conditions de votre police. Certains assureurs permettent le prêt occasionnel à des navigateurs expérimentés nommément identifiés (couverts par avenant), d’autres ne couvrent que le propriétaire inscrit. Il faut absolument informer votre assureur avant de prêter votre voilier, sous peine de voir une réclamation refusée. Des plateformes de partage de voiliers existent et offrent leurs propres couvertures pour les périodes de prêt.

Comment fonctionne l’indemnisation en cas de perte totale?

En cas de perte totale (naufrage irréparable, incendie total, vol sans récupération), l’indemnisation dépend du type de couverture choisie : valeur à neuf agréée (vous recevez le montant convenu à la signature de la police) ou valeur réelle au marché (vous recevez la valeur marchande du voilier au moment du sinistre, après dépréciation). La valeur à neuf agréée est recommandée pour éviter les mauvaises surprises.

Mon voilier est-il couvert pendant le transport terrestre (sur remorque)?

Le transport terrestre est souvent une zone grise dans les polices nautiques. Certains assureurs couvrent automatiquement le transport sur remorque jusqu’à une certaine distance, d’autres l’excluent. Pour un voilier qui doit être transporté par camion (mise à l’eau dans une marina éloignée, déplacement sur longue distance), il peut être nécessaire de souscrire une couverture spécifique pour le transport terrestre auprès de votre assureur.

Y a-t-il un âge minimum pour être inscrit comme skipper principal sur une police voilier?

Les assureurs n’imposent généralement pas d’âge minimum légal pour le skipper d’un voilier de plaisance, mais ils évaluent l’expérience de navigation. Un navigateur de moins de 25 ans sans expérience documentée peut se voir imposer une surprime ou être limité dans les zones de navigation autorisées. La possession d’un brevet de voile ou d’une certification de navigation réduit considérablement cet impact.

Puis-je louer mon voilier à des tiers et rester couvert?

Non — en général, une police d’assurance voilier standard ne couvre pas la location commerciale à des tiers. Si vous souhaitez mettre votre voilier en location sur des plateformes comme Click&Boat ou directement, vous devez souscrire une police commerciale ou de location, très différente d’une police de plaisance. Votre courtier AccèsDirect peut vous orienter vers les produits adaptés à la location nautique.

Comment puis-je réduire ma prime si j’utilise mon voilier seulement 2-3 mois par an?

Plusieurs options s’offrent à vous : demander une police saisonnière (couverte seulement pendant la saison de navigation déclarée), augmenter votre franchise, ou limiter géographiquement votre zone de navigation aux eaux intérieures du Québec. Certains assureurs offrent également un tarif réduit pour les voiliers qui naviguent moins de 60 jours par saison, avec un journal de bord attestant l’utilisation limitée.

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