Une grande cabane en bois au toit végétalisé trône sur une vaste pelouse, évoquant le mythe des retraites rustiques. Répartie sur deux étages, elle dispose de balcons, d'une large véranda avec balustrade et d'un chemin de pierre menant à l'entrée, le tout baigné de soleil.

Les grands mythes de l’assurance au Québec : vérités et idées reçues démystifiées

L’assurance, c’est l’un des domaines où les idées reçues sont les plus tenaces — et les plus coûteuses. Des mythes qui circulent depuis des décennies autour de la machine à café et sur les réseaux sociaux finissent par influencer des décisions financières importantes. Le résultat? Des gens qui sous-assurent leur maison parce qu’ils pensent que « l’assurance couvre tout de toute façon », des conducteurs qui gardent un assureur médiocre parce qu’ils croient qu’ils « perdront leurs bonus » en changeant, ou des propriétaires qui paient des primes inutilement élevées sur la base de croyances erronées.

Dans ce guide, on passe en revue les 15 plus grands mythes de l’assurance au Québec — sur l’assurance auto ET habitation — et on établit la vérité derrière chacun, avec des exemples concrets du marché québécois. Prêt à être surpris?

Mythes sur l’assurance automobile au Québec

MYTHE #1 — FAUX

« Une voiture rouge coûte plus cher à assurer »

C’est probablement le mythe d’assurance le plus répandu au Canada. Beaucoup de gens sont sincèrement convaincus que les voitures rouges — associées à la vitesse et à une conduite sportive — sont tarifées différemment par les assureurs.

La vérité : La couleur d’un véhicule n’entre jamais dans le calcul de la prime d’assurance auto, ni au Québec ni ailleurs au Canada. Les assureurs ne peuvent même pas toujours voir la couleur de votre véhicule dans leur système — ils travaillent avec le numéro de série (NIV), la marque, le modèle, l’année et la cylindrée. Ce qui influence vraiment votre prime : votre dossier de conduite, votre âge, le modèle précis du véhicule (et ses statistiques de vol et de sinistres), votre code postal et les couvertures choisies.
MYTHE #2 — FAUX

« Si je conduis prudemment, je n’ai pas besoin d’assurance complète »

La logique semble imparable : si vous ne faites jamais d’accidents, pourquoi payer pour la couverture tous risques? Beaucoup de conducteurs sérieux réduisent leur couverture en partant du principe que leur prudence les protège.

La vérité : Votre comportement au volant ne vous protège pas contre les risques indépendants de votre conduite. Un grêlon qui défonce votre pare-brise, un inconnu qui raye votre véhicule dans un stationnement, un cerf qui surgit sur l’autoroute 20, une inondation qui endommage votre voiture dans le sous-sol de votre immeuble — aucun de ces risques n’est lié à votre prudence. La couverture tous risques (Chapitre B1) vous protège contre ces événements hors de votre contrôle. Au Québec, où les tempêtes de grêle sont fréquentes et les cerfs omniprésents dans certaines régions, c’est loin d’être un luxe superflu.
MYTHE #3 — FAUX

« Si je change d’assureur, je perds mon bonus de fidélité »

Ce mythe retient des milliers de Québécois auprès d’assureurs qui ne leur offrent plus les meilleures conditions. La peur de « perdre » quelque chose les empêche de magasiner leur assurance.

La vérité : Votre dossier d’assurance et vos années sans réclamation vous appartiennent. Ces informations vous suivent d’un assureur à l’autre. Un nouvel assureur tient compte de votre historique de conduite et de réclamations pour vous tarifer — si vous avez un excellent dossier, il vous offrira ses meilleures conditions dès le départ. Ce que vous pouvez réellement perdre en changeant : certains programmes de fidélité spécifiques à un assureur (ex: « zéro franchise après 5 ans »). Évaluez si ces avantages valent la différence de prime avant de décider.
MYTHE #4 — FAUX

« La SAAQ me couvre pour tout en cas d’accident »

Des conducteurs pensent que leur cotisation annuelle à la SAAQ suffit à les protéger contre toutes les conséquences d’un accident automobile.

La vérité : La SAAQ couvre uniquement les dommages corporels — les blessures aux personnes. Elle ne couvre absolument pas les dommages matériels : votre voiture détruite, la clôture du voisin que vous avez défoncée, le poteau électrique que vous avez percuté ou les autres véhicules impliqués dans l’accident. Sans assurance responsabilité civile privée adéquate (Chapitre A), vous devez assumer ces coûts de votre poche — et ils peuvent se chiffrer en dizaines ou centaines de milliers de dollars.
MYTHE #5 — FAUX

« Mon assurance monte automatiquement si j’ai un accident non responsable »

Beaucoup de conducteurs hésitent à faire une réclamation après un accident dont ils ne sont pas responsables, craignant que leur prime augmente de toute façon.

La vérité : En principe, les accidents non responsables ne devraient pas faire augmenter votre prime — vous n’avez rien fait de mal. Cependant, certains assureurs évaluent le risque global d’un assuré en tenant compte du nombre de réclamations, quelle que soit la responsabilité. Certains contrats contiennent une clause de protection de prime qui garantit que votre tarif ne bougera pas après un premier accident non responsable. Consultez votre contrat ou votre courtier pour comprendre comment cette règle s’applique dans votre cas spécifique.
MYTHE #6 — PARTIELLEMENT VRAI

« Un véhicule plus récent coûte toujours plus cher à assurer »

L’intuition dit qu’un véhicule plus cher à l’achat sera plus cher à assurer. C’est souvent vrai — mais pas toujours.

La nuance : La prime dépend du coût de réparation ET des statistiques de sinistres du modèle, pas seulement de la valeur d’achat. Certains véhicules récents sont moins chers à assurer que des modèles plus anciens, parce qu’ils ont plus de systèmes de sécurité actifs (freinage d’urgence, avertissement de voie, etc.) qui réduisent les accidents. À l’inverse, certains modèles populaires et fréquemment volés (certains Honda, Toyota, RAM) ont des primes proportionnellement élevées. Comparez toujours les primes pour plusieurs modèles avant d’acheter un nouveau véhicule.

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Mythes sur l’assurance habitation au Québec

MYTHE #7 — FAUX

« Mon assurance habitation couvre tous les types de dommages »

C’est l’un des mythes les plus dangereux. Des propriétaires pensent qu’ils ont une « assurance tous risques » et que tout ce qui peut arriver à leur maison est couvert.

La vérité : Même une police « tous risques » a des exclusions importantes. Typiquement non couverts : les refoulements d’égout (avenant requis), les inondations par eau de surface (avenant, si disponible), les tremblements de terre (avenant), les dommages causés par les insectes ou les rongeurs, la moisissure chronique, les dommages résultant d’un manque d’entretien, et souvent les bijoux ou objets de grande valeur au-delà d’un certain montant (avenant floater requis). Lisez votre police attentivement et demandez à votre courtier de passer en revue les exclusions importantes.
MYTHE #8 — FAUX

« La valeur marchande de ma maison = le montant à assurer »

Beaucoup de propriétaires croient qu’ils devraient assurer leur maison pour sa valeur sur le marché immobilier.

La vérité : La valeur marchande de votre propriété inclut le terrain — qui ne brûle pas et ne se détruit pas. Ce qui compte en assurance, c’est le coût de reconstruction du bâtiment. Dans certaines régions, ce coût peut être supérieur à la valeur marchande (régions éloignées, accès difficile). Dans d’autres, il peut être inférieur. Ne jamais assurer selon la valeur d’évaluation municipale — celle-ci n’a aucun rapport avec le coût de reconstruction. Un évaluateur agréé ou votre courtier peut vous aider à établir le bon montant.
MYTHE #9 — FAUX

« Le contenu de ma maison n’a pas beaucoup de valeur — l’assurance n’est pas nécessaire »

Des locataires surtout, mais aussi des propriétaires, sous-estiment systématiquement la valeur de leurs biens.

La vérité : Faites l’exercice mentalement : le prix de tous vos meubles, électroménagers, vêtements, équipements électroniques, outils, vélos, équipement sportif et de plein air, livres, collections, instruments de musique… Les estimations professionnelles montrent que la valeur de remplacement du contenu d’une maison typique se situe entre 50 000 $ et 150 000 $. La couverture du contenu coûte quelques dizaines de dollars par année — c’est l’une des protections les plus rentables qui soit.
MYTHE #10 — FAUX

« Si j’ai des rénovations, ça ne change rien à mon assurance »

Des propriétaires font des agrandissements, modernisent leur cuisine, ajoutent une piscine ou finissent leur sous-sol sans en aviser leur assureur.

La vérité : Chaque rénovation significative change la valeur de reconstruction de votre maison. Si vous n’avisez pas votre assureur, vous risquez d’être sous-assuré — votre couverture ne reflétera pas la valeur réelle du bâtiment après rénovation. Pire, si votre assureur peut démontrer que vous avez omis de déclarer des changements importants, il peut réduire l’indemnisation lors d’un sinistre (principe de coassurance). Avisez toujours votre assureur avant et après des rénovations majeures.
MYTHE #11 — FAUX

« Les refoulements d’égout sont automatiquement couverts »

Les dégâts d’eau de toutes sortes sont souvent confondus, et les propriétaires supposent que leur assurance habitation couvre l’ensemble des incidents liés à l’eau.

La vérité : Le refoulement d’égout est presque universellement exclu des polices d’assurance habitation de base au Québec. Il faut un avenant spécifique, généralement entre 50 $ et 150 $ par année. C’est un avenant que la quasi-totalité des courtiers recommandent, car un sinistre de refoulement peut facilement coûter 10 000 $ à 30 000 $ en nettoyage, décontamination et réparations. Vérifiez votre police maintenant — si vous n’avez pas cet avenant, ajoutez-le.
MYTHE #12 — PARTIELLEMENT VRAI

« Une prime plus basse signifie une meilleure affaire »

À la recherche d’économies, certains consommateurs choisissent systématiquement la prime la plus basse, sans regarder ce qu’elle couvre réellement.

La nuance : Comparer des primes sans comparer les couvertures, c’est comme comparer le prix de deux voitures sans regarder ce qu’elles incluent. Une prime de 800 $/an avec une franchise de 5 000 $ et sans avenant refoulement d’égout peut coûter beaucoup plus cher qu’une prime de 1 100 $/an avec une franchise de 500 $ et toutes les protections nécessaires. Le bon rapport qualité-prix en assurance, ce n’est pas la prime la plus basse — c’est la meilleure couverture pour le prix juste.
MYTHE #13 — FAUX

« Ma piscine est automatiquement couverte par mon assurance habitation »

Les propriétaires d’une piscine hors-sol ou creusée supposent souvent qu’elle est incluse dans leur police standard.

La vérité : La situation varie selon le type de piscine et votre assureur. Les piscines creusées sont souvent incluses dans la couverture du bâtiment principal sur certains contrats, mais pas tous. Les piscines hors-sol sont généralement exclues de la couverture standard. La responsabilité civile pour les accidents dans la piscine (noyade, blessures) peut nécessiter un avenant spécifique selon votre assureur. Vérifiez explicitement avec votre assureur ou courtier avant la saison estivale.
MYTHE #14 — FAUX

« Mon bureau à domicile est couvert par mon assurance habitation »

Avec l’explosion du télétravail, des milliers de Québécois ont aménagé des bureaux à domicile avec du matériel professionnel coûteux — ordinateurs, écrans, équipements spécialisés.

La vérité : Les équipements professionnels utilisés à des fins commerciales sont souvent exclus ou limités dans les polices d’assurance habitation résidentielle. Votre assureur peut refuser de couvrir un ordinateur de 3 000 $ si vous l’utilisez principalement pour votre travail. Certaines polices couvrent le bureau à domicile jusqu’à un certain montant (souvent 5 000 $ à 10 000 $) via un avenant. Si vous travaillez régulièrement à domicile avec du matériel professionnel, vérifiez votre couverture.
MYTHE #15 — FAUX

« Je n’ai pas besoin d’assurance si je suis locataire »

De nombreux locataires croient que la responsabilité de s’assurer incombe uniquement au propriétaire de l’immeuble.

La vérité : Le propriétaire de l’immeuble assure la structure du bâtiment — pas vos biens personnels ni votre responsabilité civile. Si un incendie se déclare dans votre appartement et se propage aux appartements voisins, vous pouvez être tenu responsable des dommages causés aux autres logements et à leurs occupants. Sans assurance locataire, vous payez de votre poche. L’assurance locataire au Québec coûte entre 150 $ et 400 $ par année — c’est l’une des assurances les plus abordables et les plus importantes qui soit.

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Tableau récapitulatif : 15 mythes, 15 vérités

# Le mythe La vérité en bref
1Voiture rouge = prime plus élevéeLa couleur n’entre jamais dans le calcul
2Bonne conduite = assurance minimale suffitLes risques hors contrôle (grêle, vol) ne dépendent pas de vous
3Changer d’assureur = perdre ses avantagesVotre dossier vous suit partout
4La SAAQ couvre tout après un accidentLa SAAQ couvre les blessures, pas les dommages matériels
5Accident non responsable = hausse de prime automatiqueEn principe non, mais vérifiez votre contrat
6Véhicule récent = toujours plus cher à assurerDépend du modèle et de ses statistiques de sinistres
7L’assurance habitation couvre toutNombreuses exclusions importantes (égout, inondation…)
8Assurer selon la valeur marchandeAssurer selon le coût de reconstruction
9Mon contenu ne vaut pas grand-choseValeur réelle : 50 000 $ à 150 000 $ typiquement
10Les rénovations ne changent rienÀ déclarer pour éviter la sous-assurance
11Refoulement d’égout = couvert automatiquementAvenant requis dans presque tous les cas
12Prime plus basse = meilleure affaireComparer les couvertures, pas seulement les prix
13Piscine couverte automatiquementDépend du type et de votre police — à vérifier
14Bureau à domicile couvert par l’habitationÉquipements professionnels souvent exclus ou limités
15Locataire = pas besoin d’assuranceVos biens et votre RC ne sont pas couverts par le proprio

Comment éviter les mauvaises surprises : 5 bonnes habitudes à adopter

1. Lisez votre contrat d’assurance

Ça semble évident, mais la vaste majorité des assurés n’ont jamais lu leur police d’assurance au complet. Le document n’est pas conçu pour être une lecture de loisir — il est long, technique et parfois aride. Mais ce document définit exactement ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas. Prenez au moins 30 minutes pour parcourir les sections sur les exclusions et les conditions.

2. Posez des questions à votre courtier ou représentant

Si un aspect de votre police n’est pas clair, demandez. Votre courtier ou le représentant de votre assureur ont l’obligation légale — encadrée par l’régulateur applicable — de vous expliquer les termes de votre contrat. Des questions concrètes à poser : « Est-ce que le refoulement d’égout est couvert? », « Quelle est ma couverture si je m’absente plus d’une semaine en hiver? », « Mon bureau à domicile est-il couvert? »

3. Révisez votre assurance annuellement

Votre vie change — vos besoins en assurance aussi. Achat d’un véhicule, rénovations importantes, acquisition d’objets de valeur, changement d’emploi, déménagement, naissance d’un enfant — chacun de ces événements peut modifier votre profil de risque et votre couverture nécessaire. Une révision annuelle avec votre courtier vous assure que votre police évolue avec vous.

4. Magasinez votre assurance régulièrement

Le marché de l’assurance est compétitif et les tarifs changent d’une année à l’autre. Un assureur qui était le plus compétitif il y a 5 ans peut ne plus l’être aujourd’hui. La comparaison via un courtier d’assurance indépendant est la façon la plus efficace de vous assurer que vous payez le juste prix — et c’est gratuit pour vous.

5. Documentez vos biens

Faites une vidéo de chaque pièce de votre maison en nommant et montrant les objets de valeur. Conservez les reçus des achats importants. Stockez cette documentation dans le nuage (Google Drive, Dropbox) pour y avoir accès même si votre maison est détruite. En cas de sinistre, cette preuve facilite énormément votre réclamation et vous permet d’être indemnisé à la juste valeur.

Le rôle du courtier : votre allié contre les mauvaises surprises

Naviguer le monde de l’assurance sans un guide compétent, c’est s’exposer à tous les mythes et incompréhensions que nous venons de démystifier. Un courtier partenaire n’est pas un simple vendeur de polices — c’est un conseiller dont le rôle est de défendre vos intérêts :

  • Il analyse votre situation réelle et identifie les risques spécifiques à votre profil
  • Il compare les offres de plusieurs assureurs pour trouver la meilleure couverture au meilleur prix
  • Il vous explique clairement ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas et pourquoi
  • Il identifie les avenants nécessaires que vous n’auriez peut-être pas demandés
  • Il vous accompagne lors des réclamations pour s’assurer que vous êtes traité équitablement

Les ressources officielles fiables en assurance au Québec incluent l’régulateur applicable — organisme de réglementation qui supervise tous les assureurs et courtiers du Québec — et le Bureau d’assurance du Canada qui publie des guides pratiques pour les consommateurs.

FAQ — Mythes de l’assurance au Québec

Est-ce vrai que payer ma prime mensuellement est beaucoup plus cher qu’annuellement?

Oui, généralement. Le paiement mensuel implique des frais de financement ou d’administration qui représentent souvent 5 % à 10 % du montant annuel total. Sur une prime de 1 500 $/an, ça peut représenter 75 $ à 150 $ supplémentaires par année. Si vous avez la capacité financière de payer en un versement, c’est une économie simple et immédiate. Certains assureurs offrent aussi le paiement bimensuel ou trimestriel comme compromis.

Vrai ou faux : les assureurs refusent systématiquement les réclamations lors de gros sinistres?

Faux, dans la grande majorité des cas. Les assureurs ont une obligation légale d’honorer les réclamations couvertes par votre contrat. Les refus de réclamation surviennent principalement quand : le sinistre est explicitement exclu de la police, l’assuré n’a pas respecté ses obligations (entretien, déclarations), ou il y a eu fausse déclaration lors de la souscription. Si vous croyez qu’un refus est injustifié, vous pouvez porter plainte à l’ ou recourir à un arbitre indépendant.

Est-ce qu’ajouter un conducteur secondaire fait toujours augmenter la prime?

Pas nécessairement. Ajouter un conducteur secondaire plus expérimenté et avec un meilleur dossier que le conducteur principal peut en fait faire baisser la prime dans certains cas. En revanche, ajouter un jeune conducteur ou quelqu’un avec un dossier chargé fera presque toujours augmenter la prime. L’impact dépend du profil du conducteur ajouté et de sa fréquence d’utilisation déclarée.

Mon employeur m’assure-t-il si j’utilise ma voiture personnelle pour le travail?

Non, votre employeur ne couvre pas les accidents avec votre véhicule personnel. Si vous utilisez votre voiture personnelle à des fins professionnelles (visites de clients, livraisons, déplacements d’affaires), vous devez le déclarer à votre assureur — cela peut influencer votre tarification. Ne pas déclarer l’usage professionnel et avoir un accident lors d’un trajet professionnel peut conduire à un refus de réclamation partiel ou total.

Si ma maison est vieille, l’assurance refusera-t-elle de me couvrir?

Pas nécessairement de refus, mais les conditions peuvent être plus strictes. Les assureurs évaluent l’état des systèmes électriques, de plomberie et de chauffage plutôt que l’âge seul. Une maison centenaire avec une électricité mise à jour, un toit récent et une plomberie moderne peut être assurée aux mêmes conditions qu’une construction récente. À l’inverse, une maison de 20 ans avec un panneau à fusibles, un toit de 25 ans et une plomberie en polybutylène peut être difficile à assurer. Votre courtier peut vous guider sur les travaux prioritaires pour faciliter votre assurabilité.

Un système d’alarme réduit-il vraiment ma prime d’assurance habitation?

Oui, dans la plupart des cas — mais l’impact varie. Un système d’alarme surveillé (relié à une centrale qui peut appeler les secours en votre absence) donne généralement droit à un rabais plus important qu’une simple alarme locale. La réduction peut aller de 5 % à 15 % selon l’assureur et le type de système. Les détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone sont souvent obligatoires pour maintenir votre couverture — pas seulement pour obtenir un rabais. Les capteurs de fuite d’eau connectés sont de plus en plus reconnus par les assureurs avec des rabais spécifiques.

Est-ce que l’assurance couvre le vol par un membre de ma famille ou un proche?

Généralement non. La plupart des polices d’assurance habitation excluent le vol commis par des personnes qui résident dans le domicile ou qui y ont accès régulièrement. Le vol par des membres du ménage est explicitement exclu dans la majorité des contrats. Pour les vols commis par des personnes extérieures (cambriolage), la couverture s’applique normalement selon les conditions de votre police (preuves d’effraction, déclaration de police, etc.).

Ma prime d’assurance auto peut-elle baisser avec l’âge?

Généralement oui, jusqu’à un certain point. Les conducteurs entre 30 et 65 ans avec un bon dossier bénéficient des meilleures primes. Après 70 ans, certains assureurs commencent à augmenter les primes en raison des statistiques d’accidents associées à l’âge avancé. La bonne nouvelle : un excellent dossier de conduite reste le facteur le plus important à tout âge. Un conducteur de 72 ans sans réclamation depuis 20 ans obtiendra toujours de meilleures conditions qu’un conducteur de 35 ans avec deux accidents responsables.

Est-ce vrai que déménager peut faire augmenter ma prime d’assurance?

Absolument. Votre code postal est l’un des facteurs importants dans le calcul de votre prime d’assurance auto et habitation. Les zones urbaines denses ont généralement plus de vols de véhicules et plus d’accidents. Les zones inondables font augmenter la prime habitation. Inversement, déménager en banlieue ou en région peut faire baisser votre prime de façon significative. Avisez toujours votre assureur de tout changement d’adresse — c’est une obligation contractuelle, et ne pas le faire peut invalider votre couverture.

Est-ce que tous les courtiers offrent les mêmes prix pour la même assurance?

Non. Les courtiers indépendants travaillent avec différents assureurs et ont accès à différents produits et tarifs. Un courtier qui a un accès à 15 assureurs trouvera potentiellement de meilleures offres qu’un courtier limité à 3 ou 4 partenaires. C’est pourquoi il est recommandé de passer par un courtier indépendant certifié qui peut réellement comparer le marché pour votre profil spécifique, plutôt qu’un agent exclusif lié à un seul assureur.

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